Un chiffre, et tout vacille : 80 % des fonds gérés activement sous-performent leur indice de référence sur dix ans. Derrière cette statistique, une réalité s’impose aux investisseurs : confier son argent ne s’improvise pas. La gestion d’investissement, centrée sur la stratégie de placement, n’a rien à voir avec la gestion d’actifs, vaste discipline où chaque euro trouve sa place dans l’architecture globale d’un patrimoine. Pourtant, beaucoup confondent ces deux mondes, au risque de passer à côté de solutions taillées sur-mesure.
Investir intelligemment, cela commence par saisir les contours de ces approches. La gestion d’investissement cible le rendement, s’appuie sur la sélection fine des placements et ajuste la voilure selon le profil de risque. La gestion d’actifs, elle, orchestre l’ensemble du portefeuille : actions, immobilier, obligations, et tout ce qui compose la mosaïque patrimoniale.
Les conséquences sont concrètes. Un choix mal avisé peut faire fondre des années d’épargne ; une stratégie cohérente, au contraire, pose les bases d’une progression solide et durable.
Définition et objectifs de la gestion d’investissement
La gestion d’investissement, c’est l’art de répartir les ressources financières pour espérer en tirer le meilleur. Ici, chaque décision repose sur une analyse précise des marchés et des outils disponibles.
Concrètement, plusieurs familles d’investissements structurent cette démarche :
- Actions
- Obligations
- Outils de gestion diversifiée
- Placements relevant de la gestion alternative
Actions et obligations
Les actions s’achètent sur les marchés financiers. Investir dans une action revient à miser sur une entreprise cotée, à parier sur sa croissance, et à accepter la volatilité qui va avec. Les obligations, elles, sont des titres de créance. Entre les mains d’un investisseur, elles incarnent une promesse de remboursement, émises par des sociétés ou des États, avec un rendement plus prévisible mais souvent plus modeste.
Outils de gestion diversifiée et alternative
Dans cette catégorie, on retrouve les fonds communs de placement ou encore les fonds indiciels : parfaits pour diluer le risque, ces instruments s’appuient sur la diversité des actifs. Les produits alternatifs, hedge funds, private equity, cherchent à sortir des sentiers battus, multipliant les stratégies pour capter des rendements qui échappent aux marchés traditionnels.
Le cœur de la gestion d’investissement : assembler ces briques pour coller au plus près aux attentes de l’investisseur, sans jamais perdre de vue le fragile équilibre entre performance et prise de risque.
Définition et objectifs de la gestion d’actifs
La gestion d’actifs va plus loin. Elle s’inscrit dans une logique de gestion globale du patrimoine, qu’il soit privé ou institutionnel. Cette discipline mobilise tout un arsenal de méthodes pour répondre à des objectifs financiers variés, en fonction du contexte, des contraintes et des ambitions.
Stratégies growth et value
Deux philosophies s’affrontent souvent : la stratégie growth mise sur les sociétés capables de croître vite et fort, là où la stratégie value préfère les entreprises injustement sous-estimées, celles dont le potentiel n’a pas encore été pleinement reconnu par le marché. Chacune a ses adeptes, ses cycles, ses victoires et ses revers.
Gestion active et gestion passive
La gestion active suppose des choix assumés, basés sur une analyse approfondie, parfois enrichie par des critères extra-financiers, comme les principes ESG (environnement, social, gouvernance). À l’opposé, la gestion passive se contente de coller à la performance d’un indice boursier, le plus souvent via des ETF. Pas de paris audacieux ici : il s’agit de suivre la tendance du marché, ni plus ni moins.
Pratiques exemplaires
Certains acteurs comme Lazard Frères Gestion incarnent cette exigence de rigueur et de discipline, associant transparence et solutions sur-mesure pour accompagner chaque investisseur selon ses propres règles du jeu.
Avec la gestion d’actifs, la diversification devient un réflexe, la maîtrise du risque un objectif permanent. L’idée : faire croître le patrimoine sans jamais perdre de vue les imprévus.
Principales différences entre gestion d’investissement et gestion d’actifs
Derrière ces deux notions, la frontière est nette. La gestion d’investissement s’attache à sélectionner et piloter un ensemble d’outils financiers pour générer du rendement.
Voici ce qui caractérise cette approche :
- Investissements : l’univers s’étend des actions aux obligations, en passant par la gestion diversifiée ou alternative.
- Actions : achetées sur les marchés financiers, elles permettent de s’exposer directement à la performance des entreprises cotées.
De l’autre côté, la gestion d’actifs adopte une vision panoramique du patrimoine, articulant différentes stratégies et solutions pour tirer parti de toutes les opportunités.
Gestion active vs gestion passive
Que l’on parle de gestion d’investissement ou d’actifs, la gestion active implique des choix précis, fondés sur des analyses poussées et, parfois, l’intégration des critères ESG. La gestion passive, elle, se limite à refléter la dynamique d’un indice, en s’appuyant souvent sur des ETF.
- Gestion active : s’appuie sur des OPCVM et peut intégrer des critères ESG pour élargir la grille d’analyse.
- Gestion passive : réplique la structure d’un indice boursier, avec les ETF comme outils de prédilection.
Exemples d’indices boursiers
Le S&P500 ou le CAC40 restent des références pour ceux qui souhaitent investir sur la performance globale des marchés via la gestion passive. Ces indices servent de baromètre, permettant d’évaluer l’évolution d’un portefeuille au fil du temps.
Prendre la mesure de ces différences, c’est se donner les moyens d’adapter sa stratégie financière et de faire des choix plus éclairés.
Enjeux et critères pour choisir entre gestion d’investissement et gestion d’actifs
Le choix entre gestion d’investissement et gestion d’actifs dépend de plusieurs paramètres, qui tiennent autant à vos ambitions qu’à votre tolérance au risque.
Opter pour la gestion d’investissement, c’est miser sur des outils précis : actions, obligations, instruments diversifiés ou placements alternatifs. Acheter une action, c’est croire dans la trajectoire d’une entreprise cotée. Mais ce positionnement expose à la volatilité, et requiert de savoir gérer les à-coups des marchés.
La gestion d’actifs, elle, mise sur une approche englobante. Elle combine différentes stratégies : investir dans la croissance, ou préférer les titres sous-évalués. L’analyse ne se limite plus à la performance financière : elle intègre volontiers des critères ESG, pour répondre à des attentes élargies.
Le Global Impact Investing Network (GIIN) a posé trois piliers pour l’investissement à impact : intentionnalité, indicateurs mesurables, et retour financier. Un gestionnaire d’actifs peut donc viser des objectifs extra-financiers, sans sacrifier la rentabilité.
Impossible, enfin, d’ignorer l’arrière-plan macroéconomique : la vitalité du PIB mondial se joue dans la capacité des entreprises cotées à innover et à croître. Une gestion d’actifs bien menée diversifie les placements, amortit les chocs, et permet de capter la dynamique de croissance à l’échelle internationale.
Au bout du compte, il s’agit moins de trancher définitivement que d’ajuster la partition : chaque investisseur, chaque patrimoine, chaque époque impose sa propre note dominante. Reste à trouver l’accord qui sonne juste pour votre avenir financier.

